Ces arbres ne sont pas seulement des éléments décoratifs : ils organisent l’espace et guident le regard. J’ai choisi de les installer sur deux plans distincts afin de renforcer la profondeur du paysage.
À l’arrière-plan, les cyprès plus petits accompagnent le chemin qui s’enfonce progressivement dans la scène. Leurs formes sont plus simples, leurs teintes relativement uniformes, comme légèrement fondues dans la distance.
Au premier plan, en revanche, les grands cyprès s’imposent avec davantage de présence. Leurs lignes sinueuses sont plus nettement dessinées, leurs volumes plus affirmés, et leurs couleurs plus contrastées, baignées de lumière. Exposés aux rayons du soleil, ils captent les variations de verts, de bleus et de jaunes, et deviennent les véritables piliers du paysage.
C’est cette verticalité, répétée et rythmée, qui donne au décor toute sa force expressive. Elle imprègne l’ensemble d’une certaine solennité et participe à l’équilibre général de la composition.